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Lorsque l’érythropoïèse fonctionne, la seule substitution de fer peut être une thérapie adéquate pour rétablir les réserves de fer et compenser la perte de sang. Lorsqu’un traitement stimulant l’érythropoïèse est nécessaire, la substitution de fer permet l’optimisation de la thérapie. Remplacer la substitution orale par du fer intraveineux est à considérer surtout lors d’une anémie causée par une maladie chronique où l’absorption de fer dans l’intestin, ainsi que la mobilisation du fer à partir des réserves, sont bloquées. Une haute dose de fer intraveineux est indiquée dans les situations cliniques suivantes:
- Maladies rénales chroniques non traitables par dialyse
- Maladies intestinales inflammatoires
- Obstétrique
- Ménorragie
- Anémie chez les patients oncologiques
D’après la littérature, des doses de fer de jusqu’à 1500 mg sont souvent nécessaires lors d’insuffisances rénales chroniques, voir même de jusqu’à 3600 mg en cas de maladies intestinales inflammatoires. Les nouvelles préparations, par exemple de fer-carboxymaltose, permettent d’administrer rapidement jusqu’à 1000 mg lors d’une consultation, sans qu’un test de dosage ne soit nécessaire. La dernière nouveauté est le fer-isomaltoside, permettant en une heure une infusion de fer de jusqu’à 20 mg/kg de poids corporel; cette préparation n’est pas encore autorisée en Suisse. |