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Cette étude multicentrique a porté sur 59 patients atteints de la maladie de Crohn et 41 patients atteints de colite ulcéreuse. Tous présentaient une anémie par carence en fer. Les patients avec une valeur de l’Hb >10 g/dl ont reçu du sulfate de fer par voie orale et ceux avec une valeur de l’Hb < 10 g/dl en premier lieu du fer-saccharose par voie intraveineuse. En cas d’intolérance au fer oral, les patients sont passés à un traitement IV. Les critères de jugement étaient les suivants: signes cliniques (Truelove/Harvey-Bradshaw), normalisation de l’Hb et qualité de vie (questionnaire CCVEII-9 abrégé) après 3 et 6 mois.
78 patients ont reçu du fer oral et 22 du fer intraveineux. A la suite de quoi, l’hémoglobine s’est normalisée chez 89% des patients traités par voie orale et 77% des patients traités par voie IV. Aucune activation de la MICI n’a été relevée chez le moindre patient. 5% des participants à l’étude n’ont pas toléré le fer par voie orale et ont arrêté le traitement. Aucun effet indésirable n’a été rapporté sous fer intraveineux. Il existe une bonne corrélation entre le taux d’hémoglobine et le score du questionnaire CCVEII-9 (p<0,001). Le score CCVEII-9 a augmenté chez les patients dont l’Hb s’est normalisée en l’espace de 3 mois, passant de 58 à 73, et chez les patients dont l’Hb s’est normalisée en l’espace de 6 mois, passant de 54 à 68 après 3 mois et à 74 après 6 mois (p<0,001).
Conclusion des auteurs: D’un côté, le fer administré par voie orale est bien toléré par la plupart des patients atteints de MICI et n’aggrave pas les symptômes. De l’autre, le fer administré par voie intraveineuse représente une alternative efficace et sûre chez les patients anémiques en raison d’une carence en fer et intolérants aux préparations orales ou souffrant d’une forte anémie. La correction de l’anémie s’accompagne d’une nette amélioration de la qualité de vie. |